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C'est devant une salle comble et très chaleureuse que la création de l'opéra d'Antoine d'Ormesson Et que la nuit commence s'est déroulé le 16 Janvier au soir dans le grand amphithéâtre de la Maison de la Chimie. Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Solidarité et de la Cohésion Sociale, qui avait accordé son Haut Patronage, a pris la parole pour remercier Brigitte de la Chauvinière et Antoine d'Ormesson du combat qu'ils ont entrepris, comme l'a fait de son coté le docteur Olivier de Ladoucette, président de L'IFRAD, fondation à la quelle toutes les recettes de la soirée ont été reversées. |
| Le livret émouvant de "Et que la nuit commence" raconte l'épreuve d'un homme, Aurélien, qui peu à peu se retrouve confronté à l'oubli, victime de la maladie d'Alzheimer. Entouré de sa femme et de sa fille, il nous mêle au drame de cette inexorable chute dans les ténèbres. |
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L’avis du Musicologue et Agrégé de lettres Jacques Seiller La Maison de la Chimie vient de présenter l’Opéra sur le thème de la maladie d’Alzheimer Et que la nuit commence d’Antoine d’Ormesson. Effectif réduit, mise en espace habile où des acteurs miment le texte, lieu unique, tout concourt à intensifier le propos de l’auteur. Ce propos quel est-il ? Dénonciation et exorcisme à la fois, tant la musique tendre et insinuante, au flot retenu, se refusant à tout éclat, - sauf dans la tentation du suicide -, veut dépasser le drame vécu. La beauté des soli instrumentaux, le mystère discret des timbales entourent les trois voix : le père, victime de la maladie, qui approche par paliers la conscience de son état ; la mère, inconsciente, trop sûre d’un bonheur conjugal solide ; la fille, lucide et sympathique. Dans ce langage musical sobre, la mélodie continue, sans complaisance ou moindre effet extérieur, s’éclaire de contre chants instrumentaux - où passent les ombres de Wagner et de Richard Strauss comme des brumes du passé ; d’un passé récent où concerts et opéras formaient le fond de la vie quotidienne. L’auteur vit en effet du fond de lui-même le drame qu’il peint, puisque c’est son propre foyer qui en est atteint. Le livret, plus resserré, avec des forts contrastes, porterait davantage. Une mise en espace très habile de Brigitte de La Chauvinière l’anime. La perfection musicale est due au chef d’orchestre Didier Seutin, attentif, presque affectueux pour ses excellents solistes, voix et orchestre. Un bravo spécial pour le baryton Jean-Louis Serre, très convaincant, à l’endurance sans défaut. Et notre gratitude à Antoine d’Ormesson dont l’œuvre insolite sert une douloureuse cause. Sa musique a su nous mettre devant l’irréversible. On en sort troublé. L'avis de l'Organiste, Claveciniste et Directeur du Festival International du Comminges Jean-Patrice Brosse : Trois ans après avoir beaucoup apprécié L'Amour de Madeleine, opéra de chapelle que j'avais eu le plaisir de programmer dans le cadre de mon festival du Comminges, j'ai été très impressionné par un opéra de chambre cette fois, tout aussi réussi, Et que la nuit commence, qu'Antoine d'Ormesson a composé à la suite d'une épreuve qui le touche personnellement. On est d'emblée saisi par un dispositif scénique original imaginé par Brigitte de La Chauvinière : en avant-scène évoluent trois acteurs mimant le drame que chantent les solistes vocaux, tandis qu'un écran en toile de fond s'assombrit progressivement symbolisant l'envahissement du mal. La musique est sincère et limpide comme toujours, sans recherche d'artifices, soutenant les chanteurs avec équilibre et laissant ponctuellement la parole à la récitante qui évolue au milieu des différents protagonistes. De très beaux passages orchestraux alternent avec des arias et des duos féminins dont Antoine d'Ormesson connaît le secret, et plus encore un poignant trio final de voix surnaturelles qui avait déjà prouvé son efficacité dans l'évocation de Marie-Madeleine. Des sous-titres bienvenus permettent de suivre un texte très dense écrit par le compositeur et Brigitte de La Chauvinière, laissant le souvenir d'une œuvre forte et bouleversante, idéalement interprétée par l'ensemble des artistes sous la baguette de Didier Seutin. Un grand merci et un grand bravo Professeur Bruno Dubois Saluons le travail d'Antoine d'Ormesson, son obstination et sa réussite Didier Seutin chef d'orchestre. Bravo cher Antoine pour cet opéra-mime. Tu auras encore réussi quelque chose de grand en musique Anne d'Ormesson Je trouve votre ouvrage formidable et il mérite d'être entendu et soutenu Viviane Tourtet ''art-Thérapeute'' Félicitations pour vous et pour Brigitte de la Chauvinière de cette belle soirée qui a suscité beaucoup d'admiration et d'émotion. Vous avez été très courageux de travailler sur un tel sujet dans des circonstances personnelles si dramatiques et nous avons tous apprécié dans ce drame lyrique à la fois votre talent et le témoignage qu'il exprime. Guy de Wouters, Président des amis du Festival d'Automnne J'ai pleuré! Madame Witmann Une musique plus boulversante encore que le texte Dominique Schneider... J'ai beaucoup apprécié et particulièrement aimé tous les duo, trio ainsi que les voix de l'au delà, chants déchirants de beauté, de nostalgie et de tendresse Diane de Margerie, écrivain, membre du Jury Fémina Je suis venue, j'ai écouté avec grand intérêt et j'ai applaudi la performance et l'oeuvre à tout rompre. La Soprano lyrique Ksenija Skacan Mes amis présents et moi-même étions heureux de vous accompagner et d'entendre cette musique si inspirée. Madame Micky Engel, présidente de " MusiCality " |
Appel aux subventions pour "Et que la nuit commence" |
| L'Opéra "Et que la nuit commence" a besoin d'aide pour être repris ! Ce projet se donne pour mission d'informer le public et de le sensibiliser aux ravages de la maladie. Le financer, c'est concrétiser l'émergence d'une oeuvre créative au service d'une cause nationale et rendre une oeuvre lyrique le témoin d'une action d'utilité publique. |